Affaire Ferrand: un juge ouvre une enquête pour «prise illégale d’intérêts»
Par AFP — 16 janvier 2018 à 17:55 (mis à jour à 21:02)
Le chef des députés LREM Richard Ferrand, à l’Assemblée
nationale lors d’une session de questions au gouvernement, le 25 octobre
2017 Photo Thomas SAMSON. AFP
Affaire Ferrand: un juge ouvre une enquête pour «prise illégale d’intérêts»
Classé sans suite à Brest, le dossier Richard Ferrand rebondit à
Paris: un juge d’instruction financier va mener les investigations dans
l’affaire immobilière qui avait coûté à l’actuel patron des députés LREM
sa place au gouvernement.
Le juge d’instruction du pôle financier de Paris Renaud Van Ruymbeke,
saisi par l’association anticorruption Anticor, a ouvert le 12 janvier
une information judiciaire pour «prise illégale d’intérêts», recel et
complicité de ce délit, a indiqué une source judiciaire, après des
informations du Canard enchaîné.
«C’est agaçant, pas très agréable», a réagi sur BFMTV Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron.
«Je sais que je n’ai rien commis qui soit répréhensible mais je sais
aussi que nous sommes dans un Etat de droit et (…) je suis un
républicain qui fait confiance à la justice de son pays», a-t-il ajouté,
critiquant la démarche d’une association «qui a souhaité poursuivre et
s’acharner» contre lui.
Révélée par l’hebdomadaire satirique le 24 mai dernier, l’affaire
porte sur le bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand
et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur
général (1998-2012). Avec cette question: Richard Ferrand a-t-il profité
de ces fonctions pour permettre à sa compagne de rembourser son
investissement avec les deniers des Mutuelles?
Le 13 octobre, le parquet de Brest avait classé sans suite son
enquête préliminaire notamment pour des questions de prescription,
conduisant Anticor à déposer quelques semaines plus tard une plainte
avec constitution de partie civile. Dans ce cas de figure, cette
procédure permet de passer outre le refus du parquet d’entamer des
poursuites pénales, en obtenant la désignation directe d’un juge
d’instruction, ce qui est quasi-automatique sous certaines conditions.
«Il était important que dans ce dossier une réponse judiciaire soit
donnée aux faits reprochés à M. Ferrand, et un juge indépendant va
pouvoir étudier les suites à donner à l’affaire», a indiqué à l’AFP
Jérôme Karsenti, avocat d’Anticor. Au moment du dépôt de sa plainte, en
novembre, l’association s’était tournée vers le pôle financier de Paris
en raison de sa compétence nationale concernant les affaires «d’une
grande complexité».
- «Tombé de l’armoire» -
M. Ferrand était devenu chef du groupe La République en marche à
l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la
Cohésion des territoires en juin.
Les faits visés remontent à 2011. A l’époque, les Mutuelles de
Bretagne, qui cherchaient à louer des locaux pour installer un centre de
soins à Brest, avaient choisi parmi trois offres la proposition d’une
société civile immobilière (SCI) appartenant à 99% à sa compagne,
l’avocate Sandrine Doucen. Ce bien acquis pour un prix de 375.000 euros a
été financé par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne.
Le procureur de Brest reconnaissait avoir pu «envisager l’ouverture
d’une information judiciaire» sur des soupçons de prise illégale
d’intérêts. Mais il s’est avéré que «l’infraction éventuelle» était
«prescrite» depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription
(trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué.
Selon la plainte d’Anticor, M. Ferrand a «volontairement dissimulé
l’infraction» aux yeux du commissaire aux comptes et de six des neuf
administrateurs qui n’auraient pas été informés que la future
propriétaire du bien était sa compagne. Le président des Mutuelles à
l’époque a affirmé ne l’avoir appris que fin 2013 ou début 2014, selon
la plainte. «Je suis tombé de l’armoire. Je pense que M. Ferrand aurait
pu me le dire», a-t-il déclaré aux enquêteurs.
Après les révélations, le parquet national financier s’était déclaré
incompétent pour ouvrir une enquête, finalement lancée à Brest. Mais,
après la plainte d’Anticor, il ne s’est pas opposé à l’ouverture de
cette instruction, selon l’avocat de l’association. «Le parquet national
financier, en requérant l’ouverture d’une information judiciaire,
accrédite la thèse d’Anticor selon laquelle les faits ne sont pas
prescrits», a estimé l’avocat.
Il suffit de lire le malade mental au clavier – son « arme » – pour le savoir.
Que fait-il donc sur Internet ?
« Il se fout de la poire des évangélistes glabres, intriquant ses
tentacules capillaires jusques au cœur de la tristouillerie la plus
tristouille, ourdissant des plans velus auprès desquels le célèbre Grand
Remplacement tant choyé par les paranos et autres gniasses
complotistes, n’est que pipi de chat. »
Le corps de Patricia Bouchon a bien été déposé sciemment à proximité
du lieu qu’elle avait jadis régulièrement fréquenté. Ses assassins
étaient bien renseignés à son sujet, ils s’étaient au préalable
introduits « au coeur de la tristouillerie la plus tristouille » (sic).
Publié le 07/07/2013 à 07:41, Mis à jour le 07/07/2013 à 10:27
Joggeuse de Bouloc : de nouvelles pistes dans l’enquête
enquête sur la mort de Patricia Bouchon
Gendarmes et techniciens en investigation criminelle sont sur la
scène de crime. Ils découvrent la boucle d’oreille de la victime, un
élastique à cheveux et d’importantes traces de sang, au fond de cette
impasse, à la sortie de Bouloc./Photos DR et Nathalie Saint-Affre.
C’était il y a un an. Un Tarnais de 36 ans s’était présenté à la
gendarmerie de Vielmur-sur-Agout, entre Castres et Lavaur, pour
s’accuser du meurtre de Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc
mortellement agressée et dont le corps avait été découvert dans une
retenue d’eau le 29 mars 2011, six semaines après sa disparition. Après
36 heures de garde à vue, cet homme en détresse psychologique a été
hospitalisé en psychiatrie. Il n’y avait aucun lien entre le meurtre de
la joggeuse et ce Tarnais qui s’accusait du crime.
Depuis ce dernier rebondissement, l’enquête n’a débouché sur aucune
autre garde à vue. Mais les pistes ne manquent pas pour les onze
gendarmes de la cellule d’enquête «Disparition 31», à la section de
recherches, qui travaillent sans relâche sur cette énigme criminelle.
Ces derniers jours, les investigations menées autour de Villematier, non
loin du lieu de la découverte de la dépouille de la joggeuse, ont
orienté les enquêteurs vers les évangélistes.
Dans le passé, Patricia Bouchon, attachée à l’église protestante,
fréquentait assidûment l’enceinte religieuse de Villemur-sur-Tarn. Après
les cérémonies du dimanche, des repas étaient organisés chez un membre
de cette église dont le domicile se situe à proximité du lieu de la
découverte du corps de la joggeuse. Mais depuis une vingtaine d’années,
Patricia Bouchon avait pris ses distances vis-à-vis de l’église
protestante et de ses membres très discrets, vivant sa religion de
manière plus personnelle. Elle conservait toujours une bible à la
maison.
Avait-elle connu, durant ces années, une personne au sein de la
communauté qui aurait été amenée à la revoir, vingt ans après, du côté
de Bouloc ? C’est en tout cas ce qu’ont voulu vérifier les enquêteurs
qui ont aussitôt refermé cette hypothèse. Une de plus.
Car le travail de vérifications ne cesse jamais : personnes
impliquées pour agressions ou crimes sexuels dans le Frontonnais,
signalements d’individus au comportement «suspect». Il n’est pas rare
que les enquêteurs soient sollicités par des habitants du secteur, entre
Bouloc, Villematier, Fronton ou Villemur, pour vérifier la présence ou
pas d’un «inconnu à l’allure étrange.» Mais là aussi, les pistes se
referment irrémédiablement.
Le travail sur les Clio, voiture aperçue aux abords du lieu de
l’agression, à Bouloc, n’est pas terminé. Les enquêteurs sillonnent
cette zone à la croisée de trois départements, privilégiant la piste
locale. Munis d’une esquisse représentant les traits du supposé tueur,
ils frappent aux portes des maisons espérant recueillir un indice, un
témoignage, susceptible de faire basculer l’enquête. À moins que ce bout
d’ADN retrouvé sur les vêtements de la victime ne livre un jour le nom
du véritable suspect.
La piste d’un évangéliste a retenu l’attention des enquêteurs qui
travaillent toujours sur le meurtre de Patricia Bouchon, la joggeuse de
Bouloc tuée en 2011.
La piste locale ratissée
«Excuse-moi, excuse-moi !» Ces mots prononcés par le tueur sur la
scène de crime sont ceux entendus par les voisins, au moment de
l’agression mortelle dont est victime Patricia Bouchon, dans l’impasse
caillouteuse, à la sortie de Bouloc. Mais l’homme n’est pas repéré. Il
passe encore entre les mailles lorsqu’il dépose le corps de la joggeuse
dans l’eau, sous un pont, 12 kilomètres plus loin. Les enquêteurs
travaillent sur la piste locale considérant que le choix de ce lieu
n’est peut-être pas le fait du hasard.
Le chiffre : 8 000
pièces > Actes d’enquête. C’est le nombre de pièces de procédure
établies par les enquêteurs sur commission rogatoire de la juge Nicole
Bergougnan au cours de l’information judiciaire.
Le chiffre : 1 500
auditions > Partout en France. C’est le nombre de personnes
entendues depuis deux ans et demi dans le cadre de l’enquête. Les
gendarmes se sont déplacés notamment en Corse, dans les Landes et à
Tours pour recueillir des témoignages. Le dossier fait 14 tomes.
Le chiffre : 8
gardes à vue >
Depuis 2011. Ce chiffre n’a pas évolué depuis la dernière personne
qui s’est présentée spontanément à la gendarmerie de Vielmur-sur-Agoût,
le 30 juin 2012.
«Plus le temps passe, plus c’est difficile»
Avec deux marches silencieuses organisées en février 2012 et 2013 à
Bouloc, la famille de Patricia Bouchon croit toujours en la résolution
de cette affaire. «On sait que les enquêteurs travaillent d’arrache-pied
et font leur maximum. Mais plus le temps passe et plus c’est difficile
pour nous», témoigne Sandra, la sœur de Patricia Bouchon. Une famille
solidaire qui a demandé à être reçue par la juge d’instruction Nicole
Bergougnan pour faire le point sur les investigations. «On souhaite
toujours que soit diffusé dans les médias le portrait-robot de
l’agresseur que les enquêteurs ont à leur disposition», poursuit Sandra.
L’avocat de la famille, Stéphane Juillard, attend toujours
l’intégralité du dossier qui fait 14 tomes. «L’espoir d’arriver au bout
de cette affaire est toujours présent», ajoute l’avocat.
Femme active et sportive de 49 ans, Patricia Bouchon s’était
installée avec son mari et sa fille, à Bouloc, au nord de la
Haute-Garonne, dans une villa, entre 2008 et 2009, après une vingtaine
de déménagements en 30 ans. Tous les matins, elle prenait le bus jusqu’à
Borderouge, un quartier au nord de Toulouse, et rejoignait à pied le
cabinet d’avocats dans lequel elle travaillait en tant que secrétaire
juridique, Grande-rue-Saint-Michel, à Toulouse. Elle avait l’habitude de
faire son jogging tôt le matin. Ce lundi 14 février 2011, après une
période d’arrêt de travail, Patricia reprend le chemin de la course à
pied. Vers 4 h 30, elle quitte sa maison en tenue de sport pour 35
minutes de jogging. Elle devait ensuite prendre un taxi avec son mari,
responsable de plusieurs magasins de bricolage, avant de se rendre à son
travail. Mais ne le voyant pas revenir, son époux, Christian, donne
l’alerte. Le corps de Patricia est retrouvé par un employé municipal, le
29 mars 2011, 12 kilomètres plus loin, dans une retenue d’eau, sous un
petit pont, à Villematier. Elle a été victime de coups violents portés à
la tête dont certains, mortels, lui ont brisé le crâne et les vertèbres
cervicales.
Dans une réponse aux polémiques qui font suite à la
parution de la tribune en cause, elle s’excuse auprès des victimes
d’actes odieux qui auraient pu se sentir agressées par ce texte et dit à
propos des « conservateurs, racistes et traditionalistes de tout poil
qui ont trouvé stratégique de m’apporter leur soutien » : « Ils n’auront
ni ma gratitude ni mon amitié ».
Mais le plus gros problème que puisse poser ce texte aux victimes,
c’est que leurs agresseurs ne l’ont pas attendu pour se défendre dans
les mêmes termes exactement.
En effet, quelle est la victime qui n’a pas déjà entendu les mêmes
discours en provenance de ses agresseurs ou de leurs défenseurs ?
Il est question de harcèlements et d’agressions graves, de viols, de
pédophilie. Ils nous répondent toujours « puritanisme ». Le malade
mental au clavier – son « arme » – revendique même de plus le droit
d’écrire et publier des « bouquins » soi-disant « biographiques » et
réellement pornographiques pour humilier ses victimes et leurs proches
et détruire leurs réputations.
Marquer toutes ces personnes du sceau de l’infamie pour le restant de
leurs jours, leur faire perdre leurs emplois, leurs amis, leurs
relations, les isoler totalement et définitivement jusqu’à ce qu’elles
en crèvent, relèverait d’après lui de son droit de prétendu « écrivain »
ou « artiste ».
Que des femmes se lèvent pour apporter de l’eau à son moulin – sans
aucun doute pas de manière consciente – pour lui et tous les pervers
dans son genre, c’est du pain bénit.
Mis à jour le 15/01/2018 à 10H13, publié le 15/01/2018 à 09H16
Après les nombreuses critiques qui ont accueilli la tribune de 100
femmes dans Le Monde, qui défendait la « liberté d’importuner » et
qu’elle a signée, Catherine Deneuve s’explique dans une lettre à
Libération : l’actrice assume mais se démarque des propos qu’ont pu
tenir d’autres signataires dans les médias. Elle s’excuse auprès des
victimes qui auraient pu se sentir agressées par le texte.
Dans une lettre publiée lundi dans Libération,
Catherine Deneuve défend son amour de la liberté. « Je n’aime pas cette
caractéristique de notre époque où chacun se sent le droit de juger,
d’arbitrer, de condamner », écrit-elle, alors qu’elle a été la cible de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux pour avoir cosigné avec une centaine de femmes une tribune dans le Monde défendant une « liberté d’importuner ».
Les signataires s’inquiétaient d’un retour du « puritanisme » après
l’affaire Weinstein qui a libéré la parole de nombreuses femmes victimes
de viols ou de harcèlement sexuel dans le monde.
Contre les « effets de meute »
L’actrice dénonce les « effets de meute » et « une époque où de
simple dénonciations sur réseaux sociaux engendrent punition, démission,
et parfois et souvent lynchage médiatique. » Tout en n’excusant rien,
mais en ne tranchant pas « sur la culpabilité de ces hommes car je ne
suis pas qualifiée pour ».
Catherine Deneuve assume la signature de la tribune au Monde, mais
elle se démarque de certaines signataires : « Il me paraît absolument
nécessaire aujourd’hui de souligner mon désaccord avec la manière dont
certaines pétitionnaires s’octroient individuellement le droit de se
répandre dans les médias, dénaturant l’esprit même de ce texte. Dire sur
une chaîne de télé qu’on peut jouir lors d’un viol est pire qu’un
crachat au visage de toutes celles qui ont subi ce crime », écrit-elle.
Elle fait référence, sans la citer, à des propos de Brigitte Lahaie sur
BFMTV. « Quand on paraphe un manifeste qui engage d’autres personnes, on
se tient, on évite de les embarquer dans sa propre incontinence
verbale. C’est indigne », poursuit l’actrice.
« Rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon, sans quoi je ne l’aurais pas signé », tient-elle à ajouter.
« Les conservateurs de tout poil n’auront ni ma gratitude ni mon amitié »
Catherine Deneuve explique qu’elle a signé ce texte pour une « raison
essentielle », le risque de nettoyage dans les arts. « Va-t-on brûler
Sade en Pléiade ? Effacer Léonard de Vinci comme un artiste pédophile et
effacer ses toiles ? », demande-t-elle.
Elle répond à ceux qui lui reprochent de ne pas être féministe,
rappelant qu’elle a risqué des poursuites pénales en signant le
manifeste des 343 salopes « Je me suis fait avorter », en 1971. Et elle
se démarque des « conservateurs, racistes et traditionalistes de tout
poil qui ont trouvé stratégique de m’apporter leur soutien » : « Ils
n’auront ni ma gratitude ni mon amitié », leur lance celle qui se
définit comme une « femme libre » qui entend bien le demeurer.
Enfin, Catherine Deneuve présente ses excuses à « toutes les victimes
d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées » par la tribune parue
dans le Monde.
Plusieurs signataires de la tribune saluent le texte de Catherine Deneuve
Les rédactrices de la tribune co-signée par l’actrice, Sarah Chiche,
Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Peggy Sastre et Abnousse
Shalmani, ont salué le texte de Catherine Deneuve, qui « réaffirme la
nécessité de préserver la liberté sexuelle et de combattre le lynchage
médiatique » et souligne que leur tribune « ne prétend pas que le
harcèlement ait du bon ».
Les explications de Deneuve, attendue ce lundi à Angers au festival
« Premiers plans », où elle préside le jury, était guettée après les
nombreuses réactions cette semaine.
Dans une vidéo diffusée hier, le djihadiste Thomas Barnouin
s’étonnait de l’extrême facilité avec laquelle il a pu gagner la Syrie
en 2014, alors qu’il était censé être très surveillé par les autorités
françaises.
Pour ma part, je suis très surprise par l’extrême passivité des
journalistes français sur la question terroriste lorsqu’en quelques
clics je constate qu’il est très facile d’enquêter sur l’environnement
des djihadistes du Sud-Ouest.
Ci-dessous, donc, des articles concernant les djihadistes lotois
parus hier et en 2007, avec les réactions de lecteurs sur ceux de 2007.
Outre qu’elles sont très différentes de celles d’aujourd’hui, qui
font suite à plusieurs années de terrorisme (voir sous l’article du 10
janvier 2018), on note celle, très intéressante, d’un dénommé Bertrand
Escaffre, en date du 1er avril 2014 : on y trouve comme un écho aux
propos récurrents du malade mental au clavier – son « arme » – sur ses
frères « islamigrés », allant de la parano de tous ceux qui peuvent
émettre des soupçons ou des accusations jusqu’à son discours du 8
janvier 2018 sur les comptables, les artistes et la République, appliqué
en l’occurrence à la situation particulière de l’intermittent du
spectacle obligé de reprendre son ancien métier d’expert-comptable.
Un intermittent du spectacle et une éducatrice spécialisée : ne
seraient-ils pas, par hasard, en contact avec des militants de
l’extrême-gauche ? N’en feraient-ils pas partie eux-mêmes ?
Le malade mental au clavier évoque de leurs motivations. Quelles sont donc leurs relations ?
Ils affichent tous la même volonté de saisir la justice de toutes les
« attaques », notamment médiatiques, dont ils se disent victimes.
Est-ce le fruit du hasard ou une politique commune à tous les militants
d’un même groupe, comprenant notamment la criminelle Josette Brenterch
du NPA de Brest et tous ses complices ?
Qui est donc ce M. Bertrand Escaffre qui dit le 1er avril 2014 que tous ses amis de Figeac sont devenus djihadistes ?
En date du 2 avril 2011, il a créé un blog qu’il a alimenté jusqu’au 25 juin 2014.
Il comporte une partie secrète, réservée à des inscrits disposant chacun d’un pseudo et d’un mot de passe pour y accéder.
L’auteur de ce blog indique par ailleurs avoir été élève du Lycée
Militaire d’Autun de 1990 à septembre 1992, en classe préparatoire à
l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui se trouve à Guer, dans le
Morbihan, et forme des officiers de l’Armée de Terre et de la
Gendarmerie nationale :
Or, à moins de 50 km de ce lycée d’Autun a été ouverte en 1991 une
école coranique qu’a brièvement fréquentée à l’automne 2001… le
fraîchement converti Thomas Barnouin.
Publié le 10/01/2018 à 15:16, Mis à jour le 10/01/2018 à 16:06
Djihadisme : les deux frères Gonot, originaires du Lot, arrêtés en Syrie
La famille est propriétaire de cette imposante maison en pierre du Soulié, difficile d’accès./ Photo DDM
Capturés par les troupes kurdes en Syrie, les Lotois Thomas Collange
(35 ans) et son demi-frère Kévin Gonot (31 ans), sont désormais aux
mains des combattants du YPG, Unité de protection du peuple kurde. Ces
deux frères seraient partis faire le Djihad en Syrie il y a au moins une
dizaine d’années. Kévin Gonot, rebaptisé Abou Sofyan, et son demi-frère
Thomas Collange ont été arrêtés le 13 décembre dernier au nord-est de
la Syrie, au sein d’un groupe comprenant au moins 6 Français
radicalisés. Les deux Lotois seraient proches des frères Clain. On parle
même désormais d’un lien familial entre eux. Fabien Clain, voix de l’État islamique, est celui qui a revendiqué les attentats du 13 novembre 2015.
Une famille complètement radicalisée
À 4 000 km de la Syrie, dans la vallée du Lot, la nouvelle de leur
arrestation n’a surpris personne. Ce qui étonne c’est la radicalisation
soudaine de cette famille, dans les années 2000. Beaucoup les
connaissaient, notamment Christine Gonot, la mère. « Elle intervenait
auprès d’enfants et de jeunes handicapés dans une structure figeacoise,
il y a 30 ans. Elle était en effet éducatrice spécialisée. Elle habitait
vers la gare de Figeac
», raconte une vieille connaissance. Plus tard, c’est sur la commune de
Sainte-Croix, en Aveyron, qu’elle poursuit ses activités
professionnelles au sein d’une maison d’enfant à caractère social.
Dans ce hameau discret, peu habité, de la vallée du Lot, la nouvelle n’a surpris personne./ Photo DDM
Le père, lui, est décrit comme un brave type. De Figeac à Capdenac-le
Haut, où la famille achètera une maison au Soulié, tous se souviennent
de ses activités d’artificier. « Il était intermittent du spectacle. Ils
étaient sympas tous les deux. Ils se sont tournés vers la religion
musulmane. Mais, du jour au lendemain, ils ont pris l’orientation d’un
islam radical. Christine ne faisait plus la bise, ne serrait même plus
la main. Il fallait se déchausser pour entrer chez eux. On les croisait
de moins en moins dans Figeac ou Capdenac-Gare. Elle était presque
intégralement voilée. Lui portait la djellaba », relatent certains.
Le père et l’un des frères interpellés en 2007 dans le Lot
En octobre 2007, nous relations l’interpellation de deux membres de la famille Gonot
(le père et le fils aîné) à leur domicile de Capdenac-le-Haut.
Soupçonnés d’avoir rejoint Al Qaïda pour faire le jihad, ils
multipliaient déjà les allers-retours entre la France, la Syrie et
l’Égypte. Depuis cette double interpellation il y a dix ans, la maison
familiale st fermée et à l’abandon.
Publié le 25/10/2007 à 09:00, Mis à jour le 25/10/2007 à 09:07
Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie
Police. L’étonnement suite à l’arrestation d’un père et de son fils, à Capdenac-le-Haut.
Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie DDM
La vie a finalement repris son cours hier matin au lieu dit Le Soulié, commune de Capdenac-le-Haut.
En effet, si l’annonce de l’arrestation de deux personnes, membres de la famille Gonot (lire notre édition d’hier),
soupçonnées de faire partie d’un réseau de recrutement pour Al Qaïda a
fait beaucoup jaser, ce n’est pas tant le moment de l’interpellation,
faite en silence, qui aura pour autant réveillé les habitants. Seule une
voisine raconte avoir vu passer cinq voitures blanches avec des
gyrophares, sans plus. Mais l’affaire a surpris. Des terroristes
implantés sur le territoire lotois ?
L’histoire est d’autant plus étrange que la famille en question ne
semblait pas a priori porter de soupçon. Mais on a appris hier que l’un
des jeunes arrêtés multipliait les allers et retours entre le Lot, la
Syrie et l’Égypte. Il aurait pu recruter de jeunes Lotois pour faire le
djihad (traduisez la guerre sainte) en Irak. Derrière la façade, donc,
des combattants déterminés à défendre leur cause : « C’était des gens
très gentils, très serviables, commente une voisine, ils se sont
toujours proposés de nous aider lorsque nous avons eu des problèmes
comme les inondations en 2003. Toujours un bonjour, toujours un sourire,
mais il est vrai que nous les voyions de moins en moins. »
Tous les quatre d’origine française, ce n’est qu’il y a 5 ans que la
famille s’est convertie à l’Islam, du moins, c’est que que laissait
présenter leur habillement. « Stéphane, 57 ans, s’était laissé pousser
la barbe, Christine, 59 ans, était voilée, les cheveux rasés. »
Quand aux deux fils, Kevin, 21 ans, arrêté avec le père mardi matin,
et Thomas, 26 ans, ils ne vivaient plus avec les parents. « Le plus âgé
était sur Toulouse,
quant au plus jeune, il était soit disant parti apprendre l’arabe en
Égypte. Tous deux avaient déjà des enfants dont une fille de 4 mois.
C’est la semaine dernière que la mère m’a dit que son jeune fils devait
revenir vendredi. » L’étonnement est donc immense dans la petite
commune. Qu’est-ce qui a poussé la famille à se convertir à l’Islam
ainsi qu’à rejoindre un tel réseau ? Cependant, plus les habitants de la
commune y pensent, plus les choses se clarifient. « Ils ne
travaillaient plus depuis au moins deux ans. Elle s’occupait auparavant
de jeunes à problèmes ainsi que des handicapés. Lui, en revanche, était
expert en pyrotechnie. C’est lui qui se chargeait des feux d’artifice et
nous l’avions même aperçu une fois à la télé alors qu’ils s’occupaient
des feux d’artifice des jeux olympiques. Il s’y connaissait donc
peut-être en explosif. »
Bertrand ESCAFFRE, le 01/04/2014
Je connais personnellement Stéphane et sa famille. Nous avons passé
de nombreuses occasions ensemble. Bien que notre lecture du Coran
diffère à peu près en tous points, je témoigne que les affirmations à
propos d’un réseau, ou d’une formation militaire, ou d’un appel au
jihad, ou de quelque implication des jeunes de la famille dans autre
chose que la recherche d’un avenir, est tout simplement une élucubration
visant l’audimat. Ces mensonges conscients ont eu pour résultat le
bannissement bancaire et administratif de Stéphane, qui s’est retrouvé
démuni, obligé d’exercer son métier d’expert comptable de façon
sporadique, en intérim ou pour des missions ponctuelles. Sa conversion
s’explique par une recherche spirituelle authentique, non par une
tendance au fanatisme. Le journaliste qui avait cru rentable de salir
ainsi la réputation d’une famille entière avant même toute enquête (qui
infirma la thèse qaïdiste), se cache depuis l’affaire. Il a raison : si
la communauté figeacquoise, forte de presque mille fidèles, était jadis
des plus pacifiques, aujourd’hui elle compte presque mille jihadistes
prêts à défendre l’honneur de la communauté : nous ne sommes pas des
terroristes. Et nous ne sommes pas des chrétiens qui eux, tendraient
l’autre joue. Ici, c’est le business de la parano qui a généré la
radicalisation de Figeac. Désormais toute atteinte aux musulmans de
Figeac sera immédiatement suivie de poursuites – ce fut encore le cas il
y a trois jours. Nous jouons le jeu républicain même si nous refusons
la démocratie dans sa forme actuelle : tout attaquant en parole, acte ou
abstention, doit fatalement venir s’expliquer au poste. Avant le vomi
du cupide gratte-papier, les choses allaient plus « cool ».
amende, le 28/10/2007journaliste lotois sans scrupule ni etadame
vous avez d’ecrie c’est gens commme si il etait deja condané en faisant
un gros article a la depeche pour vendre des journaux se n’est pas la
premiere foi que sa arrive dans le lot. vous ne s’avait meme pas se que
le mot islamiste veus dire vous avez pris leur maison en photo mais je
ne vois pas pourquoi.
Julieng, le 25/10/2007Droles de réactions!!!!
Les gens qui critiquent nourrissent l’amalgame de nous sommes nombreux à
défendre. En effet, il n’y a pas eu arrestation de tous les musulmans
de France, mais de seulement 2 personnes dans un petit village. Bien que
ces 2 personnes ont été relaché, de lourds soupcons devaient pesés sur
eux pour être inquiété par la police. Alors non les journalistes
n’assimilent en rien musulmans et islamistes et relatent juste un
évèvement qui a eu lieu, si maintenant des lecteurs voient une
assimilation celle-ci sera une pure et simple imagination de leur
esprit.
Sigmund, le 25/10/2007Journalistes amateurs
ca c’est du grand journalisme !! Vous ne respectez même pas la
présomption d’innocence. Vous sortez des articles bourrés de mensonges.
Vous accusez sans motifs des gens qui n’ont rien fait et vous étalez sur
la place publique leur vie privée car leur seul crime est d’être
musulman. Je tiens à signaler que ces deux lotois ont été relâchés ce
soir quelques temps après que cet article ait paru. Par ailleurs vous
êtes complètement ignorants de la religion musulmane et vous abrutissez
vos lecteurs qui n’ont pas besoin de ça. La prochaine fois ayez plus
d’égards envers la vie privée de vos pseudo-terroristes sinon vous vous
exposerez à des poursuites judicaires.
Antoine_T, le 25/10/2007 Goebbels n’aurait pu faire mieux !
Goebbels n’aurait pu faire mieux !
Un jeune que j’ai connu en Syrie, fraîchement converti, au visage
angélique de ces petits bourgeois du collège Jacques Amyot de mon
enfance, il part en Egypte pour étudier l’arabe dans une école qui a
pignon sur rue et qui est reconnue par l’Etat Egyptien, toujours loin de
nos discussions et débats sur les despotes et la politique, réservé,
timide, tout jeune père, il ambitionne de s’inscrire dans une grande
école de traduction ou d’enseigner la langue de Molière dans une école
française du monde arabe, on nous le décrit maintenant comme un
activiste, recruteur, prêt à aller mourir en Irak !!!
Cordialement
Publié le 25/10/2007 à 08:20, Mis à jour le 25/10/2007 à 09:01
Terrorisme. Djihad: qui sont-ils?
Sept personnes interpellées depuis mardi dans la région toulousaine, dans le Lot et à Paris.
Terrorisme. Djihad: qui sont-ils? DDM
Qui sont ces volontaires toulousains au djihad,
prêts à aller combattre dans la mouvance d’Al Qaïda en Irak et à y
sacrifier leur vie ? Hier matin, à l’aéroport de Roissy, à son arrivée
d’un vol en provenance de l’Asie, un septième homme a été interpellé par
la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire dans le cadre
du coup de filet contre la filière toulousaine qui a débuté mardi (notre
édition d’hier).
En février, un Toulousain et un Albigeois, expulsés de Syrie où ils
ont été arrêtés en route vers l’Irak, ont été écroués. Deux autres
jeunes Toulousains, candidats présumés au combat, aussi. Le «
prédicateur », basé en Ariège, a lui été placé sous contrôle judiciaire.
Depuis cette date, les services de police remontent les maillons de
cette chaîne qui trouve son origine dans la Ville rose.
Cette semaine, avec cette seconde vague d’interpellations, ils
s’intéressent à un habitant du quartier Montaudran. Cet homme âgé de 30
ans, d’origine marocaine, qui vit avec une femme et ses deux enfants,
est soupçonné d’avoir formé au combat rapproché les futurs djihadistes.
Ce voisin « discret, serviable et courtois », selon l’avis général, cet
étudiant en licence d’économétrie qui collectionne les diplômes,
cache-t-il son jeu, comme le pensent les enquêteurs ? Sur les forums
d’internet relatifs à la religion musulmane, il livre sans retenue des
pensées qui sonnent comme des préceptes. Et qui sait, parmi son
entourage, que ce titulaire d’une ceinture noire de karaté avait rédigé,
de sa main, un testament que les policiers ont saisi ? Dans ce
document, il fixe notamment la marche à suivre pour le règlement de ses
dettes. Reste à voir si cet acte constitue la preuve d’un prochain
départ.
Parmi les six autres personnes interpellées qui sont, elles,
suspectées d’avoir fourni une aide logistique, et donc a priori moins
impliquées, on compte cinq Français de souche convertis à l’Islam, entre
autres un père et son fils de 21 ans arrêtés dans le Lot, ou encore un
Toulousain de 36 ans, qui habite dans une barre de La Reynerie. Un
constat qui ne surprendra pas les spécialistes.
Ce dernier, le « converti d’Auriacombe », du nom d’un des immeubles
de La Reynerie, est loin d’être un inconnu pour les policiers qui
avaient observé son prosélytisme. Mais aussi parce que cet ouvrier du
bâtiment, ex-agent desécurité,est régulièrement convoqué au commissariat
pour une chose ou une autre. Récemment encore parce qu’il avait menacé
de mort un professeur de collège qui avait morigéné son fils. « Pour
moi, il n’a pas toute sa tête », juge un policier du quartier.
Hier, un des deux magistrats parisiens en charge de l’affaire, Marc Trevidic, s’est rendu à Toulouse signifier le prolongements des gardes à vue.
Souad : « On nage en plein délire »
Souad, 24 ans, est la compagne d’un des hommes interpellés mardi
matin, Karim, âgé de 28 ans, qui tient un stand sur les différents
marchés de plein-vent de la ville (Reynerie, Bagatelle…) où il vend des
ouvrages sur l’Islam. Des stands qui se taillent d’ailleurs un beau
succès auprès des musulmans, notamment des femmes. Ouverte, souvent
souriante, Souad, qui porte un hijab, un long voile noir qui ne montre
que son visage, a spontanément accepté de répondre à nos questions.
Que reproche-t-on à votre mari ?
On m’a dit qu’il connaissait des gens qu’il ne fallait pas connaître.
On m’a sorti les mots de réseau, d’association de malfaiteurs… Je suis
tombée de haut. On nage en plein délire ! Je ne comprends pas du tout ce
qui c’est passé. Mon mari est un homme comme un autre. Il vend des
Corans et des ouvrages sur les marchés.
Est-ce qu’il pratique un islam rigoriste ?
Il vit sa religion à 100 % comme beaucoup de musulmans. Il fait ses
prières. Le vendredi, il va à la mosquée. Islamisme, intégrisme… Ces
termes me sont inconnus. Ce sont des mots flous. Un musulman a ses
bases. A chacun son interprétation de la religion mais il ne doit pas
dépasser des limites qu’il connaît. Mon mari ne se situe pas du tout
hors de ce cadre-là. Du fait que son stand est très fréquenté, il a
sûrement été frôlé par un ou deux personnages indésirables. C’est vrai
qu’il connaissait les deux jeunes qui ont été interpellés en Syrie mais
je ne pense pas qu’il était au courant de leurs intentions. Il a été
choqué lorsqu’il a appris leur arrestation.
Vous-mêmes pourquoi avez-vous choisi de porter le voile ?
On n’est pas musulman à moitié. Dans la religion, il est dit
clairement qu’il faut porter le voile. Je ne cherche pas à dire : « Je
suis musulmane ». Mais c’est écrit noir sur blanc. Pour moi, c’est une
obligation. Aucun imam ne dira le contraire.
collaboration de Plusieurs services
Diligentée par la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la
direction centrale de la police judiciaire, l’enquête sur la filière
toulousaine associe la Direction centrale des renseignements généraux
ainsi que la direction régionale mais aussi Europol, une structure qui
offre une base de donnée commune aux pays européens (plusieurs
fonctionaires sont ainsi présents à Toulouse), ainsi que des policiers
belges qui eux aussi sont à Toulouse depuis mardi.
massihou, le 28/10/2007c’est quoi votre justice?
je parle en temp qu’epouse d’un des interpeller en fevrier,tous les
chefs d’accusation porter sur mon epoux on été verifier et s’avere
nuls!et pourtant mon mari est toujours incarserer a la maison d’arrete
de fresnes…..c’est quoi votre justice????pourquoi autant d’acharnements
sur les musulmans alors que les sionistes seme autant si c’est pas plus
d’horrreur et de terreur?!c’est incomprehensible ce delire!
taslim, le 25/10/2007innocents
effectivement je trouve que l’islam est devenu le centre d’interet des
journalistes.pourquoi?ça fait vendre.donc on utilise à tord ou à travers
les termes « islamistes », »integristes », »terroristes ».Ca
suffit.Laissons donc ces simples musulmans vivre en liberté, auprès de
leur famille.en ce qui concerne les testaments, les gens les
rédigent,soit atteints de maladies graves, soit à 90 ans alors qu’on ne
sait pas l’age auquel nous allons mourir.il est donc logique d’en écrire
jeune.enfin, je tiens à souligner le fait qu’il y ait trop d’innocents
suspectés de terrorisme pour le simple fait d’etre assidu à ses prières
quotidiennes.j’espère que la justice fera son travail et que, comme son
nom l’indique, elle sera juste.
kanbo, le 25/10/2007« tous au front »…a condition qu’il soit bien bas !
Encore une fois messieurs les « journalistes » , vous vehiculez de
l’amalgame et point d’infos.Vous presentez ces personnes comme
djihadistes , islamistes, dans leur ensemble…ou est votre vrai travail
celui de l’investigation , de la verification des données…vous vous
contentez de faire passer le discours officiel quitte a mettre dans le
meme panier activistes , sympathisants ou simples croyants.Ici aussi au
Pays Basque des arrestations ont lieu, en nombre sans que pour autant
tous soient terroristes..Alors tachez d’attendre les conclusions de
l’enquette avant de stigmatiser les uns , les autres, cela appaisera la
douleur des familles et redorera votre blason.Je parle en tant que pere
d’un des interpellés.
Antoine_T, le 25/10/2007 Les testaments
Bonjour,
On entend souvent parler de testaments dans ces arrestations, je
tiens juste à préciser que c’est une chose tout à fait normal en islam
et même recommandé comme l’atteste cette parole prophétique : « Il est
du devoir de chaque musulman, qui veut léguer quelque chose, de ne pas
laisser passer deux années consécutives, sans coucher ses legs dans un
testament, qu’il gardera soigneusement. »
Dans son testament,le musulman doit demander à sa famille d’accepter
avec patience le décret divin s’il venait à mourir, mentionner comment
ses biens seront partagés conformément au droit musulman, préciser s’il a
des dettes impayées, indiquer la personne en charge de laver son corps
comme cela fut le cas dans le testament d’un des jeunes arrêtés en
février dernier, hors en islam les sources mentionnent que le martyr
tombé au combat ne doit pas être lavé, il faut donc cesser de nous
parler de ces testaments comme étant les dernières volontés d’un homme
avant de se faire sauter.
Cordialement
Le jihadiste français Thomas Barnouin, arrêté en Syrie en décembre,
est passé par l’Institut européen des Sciences humaines (IESH) de
Saint-Léger-de-Fougeret en 2001. Un passage éclair : il a quitté
l’établissement après des problèmes de discipline, qui ont été
sanctionnés par l’établissement.
Thomas Barnouin, ce jihadiste français de 36 ans, originaire d’Albi
(Tarn) et arrêté en Syrie peu avant Noël, a étudié à l’Institut européen
des Sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret au début des
années 2000. Ou tout du moins tenté d’apprendre puisqu’il est resté
étudiant en langue arabe dans cet établissement proche de Château-Chinon
pendant seulement à peine… un mois alors que son cursus devait durer
deux ans.
Inscrit en octobre 2001, fraîchement converti à l’islam, il a quitté
le Morvan après le conseil de discipline de l’Institut devant lequel il
avait été convoqué. « Quinze jours après son arrivée, il a eu des
problèmes avec un autre étudiant », se souvient le directeur, Zuhair
Mahmood. Selon le chef d’établissement, qui a retrouvé son dossier, le
jeune homme s’est emparé d’une cassette audio de chants religieux
appartenant à un autre étudiant et l’a détruite. La victime s’en est
plainte.
Il est parti de l’établissement après un conseil de discipline
Le conseil de discipline a convoqué le responsable de la dégradation.
Il lui a alors été fait obligation de rembourser la cassette et une
sanction a été prononcée à son encontre.
Avertissement ? Exclusion… ? Aucune trace dans les archives de
l’époque mais « c’était au moins un avertissement », indique Zuhair
Mahmood. Thomas Barnouin a fait ses valises et n’est plus jamais revenu.
Depuis, le directeur n’en a plus entendu parler.
Selon une dépêche de l’Agence France Presse en date du mercredi
27 décembre, Thomas Barnouin, « vétéran de la nébuleuse jihadiste du
Sud-Ouest dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Clain,
[…], est tombé à la mi-décembre aux mains des combattants kurdes en
Syrie, où il était parti se battre en 2014 ».
Et d’ajouter que l’Albigeois a été arrêté par les Unités de Protection
du peuple kurde (YPG) dans la région d’Hassaké (nord-est).
« La France a peur. » L’historique déclaration de Roger Gicquel n’a
pas fini de faire des émules. Surtout dans le contexte actuel où la
première ampoule qui claque… provoque la panique. Que dire alors d’un
pétage de plomb en direct.
C’est ce qui s’est produit mardi matin dans l’émission les Grandes Gueules sur RMC, quand, au cours d’une spéciale consacrée aux attentats de Paris, l’un des participants, Pascal Perri, a lancé : « J’ai une petite information, il y a une école coranique dans un petit village du Morvan Nivernais,
ce n’est pas la banlieue, à Saint-Léger-de -Fougeret exactement, qui
est gardée par des hommes armés et dans laquelle les imams prêchent de
façon quotidienne la soumission des femmes aux hommes ».
> Ecoutez le podcast de l’émission :
Et cet économiste de poursuivre : « Que fait le préfet, que font les
élus locaux ? ». Il n’en fallait pas moins pour susciter la crainte des
auditeurs nivernais quant à leur sécurité et plusieurs nous ont écrit
pour vérifier cette terrible affirmation, partie dans la nature comme
une… traînée de poudre.
Contacté, hier, Pascal Perri, semblait un peu gêné aux
entournures, affirmant que, concernant les hommes armés, « ces propos
lui venaient de gens qui avaient travaillé à l’intérieur… ». Employés
dont nous n’aurons pas l’identité pour nous assurer de la véracité de
leurs déclarations.
Concernant l’éducation à la soumission, notre animateur croit se
souvenir « s’être rendu une fois à ce centre, il y a très longtemps,
lors de son inauguration (1) ». On peut aisément penser que ce jour-là,
le personnel a proféré des allégations misogynes pour satisfaire la
curiosité des visiteurs. Histoire qu’ils ne partent pas les mains vides.
L’exercice radiophonique n’a pas fait rire du tout du côté de
l’Institut Européen des Sciences Humaines. Son directeur, le Dr Mahmood
Zuhair, se dit « sous le choc ». « Nous allons porter plainte, demander
un droit de réponse »… Et le responsable de l’établissement de
poursuivre : « Comment quelqu’un, avec ce qui s’est passé, peut-il
parler ainsi de notre institution ? C’est inacceptable, c’est de la
bêtise. Nous faisons certes l’apprentissage du Coran, mais parler
d’école coranique, le message qui est diffusé semble clair ».
Du côté de la préfecture, malgré l’attaque frontale sur l’attentisme, on
préfère garder le silence et reconnaître, que l’IESH « est un lieu
sensible ». Ce que nous confirme le maire de la commune, Bernard
Detilleux, qui, joint hier soir, a évoqué les simples contrôles de
gendarmerie qui avait eu lieu sur les routes de Saint-Léger mardi, tout
en précisant bien qu’il « n’avait jamais vu une seule arme dans le
centre ». Affirmation vérifiée auprès de tous les journalistes qui ont eu l’occasion de visiter ce centre.
Quant aux autres élus incriminés, ils se sont dits complètement
interloqués par ces propos dont la portée ternit aussi l’image de la
Nièvre. Et comme pour souligner cette incongruité, l’un d’eux
souligne la présence des membres de cette école à Nevers derrière un
drapeau français lors de la minute de silence de lundi.
Une minute, c’est le temps de cette intervention sur les ondes de RMC.
Jean-Philippe Bertin
Rédacteur en Chef
(1) C’était en 1991. Le centre fêtera en 2016 ses 25 ans.
Les écrits du malade mental au clavier – son « arme » – sont toujours aussi incroyables…
Notons tout de même qu’en moins d’un an ce « génie » autoproclamé qui
depuis des lustres écrasait de sa prétendue supériorité en tout
l’ensemble des internautes francophones a bien voulu reconnaître :
1°/ le 2 avril 2017, que finalement il n’est peut-être pas aussi
compétent en droit que jusque-là il le laissait accroire à son auditoire
de « gogos », auquel il assénait quasi quotidiennement depuis des
années quantité d’assertions toutes plus fausses les unes que les
autres, et même, que dans ce domaine comme dans tous les autres, il
pourrait bien, en réalité, être « nul de chez nul » (sic) – oui, je le
lui confirme ici même et en direct, il est bien nul…
2°/ le 8 janvier 2018, que le « modeste génie à QI médiocre » qu’il
serait selon ses dires n’a « que fort peu de crédit auprès du
troupeau », qu’il peine de plus en plus à convaincre de toutes ses
inventions délirantes me concernant – la femme ingénieur que je suis
serait en réalité une prostituée débile mentale et malade mentale, un
« cas lourd psychiatrique », etc, etc… ce qui est en effet de plus en
plus difficile à « gober », même pour les « gogos » les plus crédules
parmi tous ceux qui le lisent, quand dans le même temps il les informe
aussi du fait que je n’ai aucun problème à mettre en échec l’avocat
spécialisé que ses amis et complices lui paient pour poursuivre sur le
plan judiciaire tous les harcèlements dont ils se rendent coupables à
mon encontre depuis l’année 2008 au moins…
Rappelons donc qu’au cours des années précédentes, il avait déjà dû :
- fin août 2010, fermer au public la totalité de son blog Tique Toc;
- au mois d’avril 2011, supprimer de son blog principal tous ses articles de janvier et février 2011;
- au mois de décembre 2012, fermer au public la totalité de ses blogs;
- au mois d’avril 2013, ne rouvrir le principal que commentaires fermés au public;
- au mois de mai 2014, fermer derechef au public la totalité de ce blog;
- fin décembre 2014, à quinze jours de l’attaque du 7 janvier 2015
contre Charlie Hebdo, ne rouvrir ce blog que commentaires fermés au
public, après en avoir encore basculé dans la partie privée de « très
nombreux » articles.
Daesh a diffusé le 7 janvier un nouveau message audio lu par le
jihadiste toulousain, qui avait, avec son frère Jean-Michel, revendiqué
les attentats du 13 novembre 2015.
Par Fabrice Valery Publié le 09/01/2018 à 10:53
Il s’agit du premier épisode en français d’une série de textes de
Daesh, signale le chercheur Romain Caillet, qui a repéré sur internet un nouveau message audio lu par le jihadiste toulousain Fabien Clain : des textes « portant sur la clarification de la doctrine religieuse de l’Etat Islamique », précise Romain Caillet, spécialiste des questions islamistes.
En revanche, selon Romain Caillet, il n’est pas possible de dater l’enregistrement
: il s’est déroulé entre le 15 septembre 2017 (date de diffusion par
Daesh de la version du texte en arabe) et le 7 janvier 2018, date de la
diffusion de la version française.
La datation est importante : entre ces dates, il s’est passé beaucoup
de choses avec l’avancée de la lutte contre Daesh en Syrie et la prise
des villes détenues par l’Etat Islamique. Impossible donc de dire que le
Toulousain Fabien Clain est toujours vivant.
D’autant que ces dernières semaines ont été marquées par des interpellations notamment par les combattants kurdes, de jihadistes français qui fuyaient la Syrie : l’Albigeois Thomas Barnouin et le Toulousain Mohamed Megherbi ont été arrêtés mi-décembre.
Ce qui est intéressant c’est que ces deux-là faisaient partie de la mouvance de la « filière d’Artigat »
(Ariège) d’acheminennt de jihadistes français, condamnés en 2009 par la
justice française. Une mouvance dans laquelle on retrouvait Olivier Corel, les frères Merah, les frères Clain, Sabri Essid… A
l’exception de Corel (qui serait toujours en France selon des policiers
du renseignement) et des frères Merah (Mohamed Merah est mort en 2012,
son frère Abdelkader est incarcéré depuis cette date), les autres ont réussi à partir de France, vraisemblablement en 2014, pour rejoindre la Syrie. Au nez et à la barbe des services français.